Le son, le film et la performance transforment le bâtiment Müller en un espace de résonance pour le corps, la mémoire et l’histoire. Une installation multicanale relie les quatre étages et interroge ce qui reste d’un moment vécu en direct – et la manière dont ses traces peuvent donner naissance à quelque chose de nouveau.

Les artistes: le corps et le son comme archives

Billets

Adultes CHF 31.– / Réduit CHF 22.–* y compris Collection & petites expositions.
*Tarif réduit

Adhésion

Entrée gratuite, invitations à tous les vernissages et de nombreux autres avantages!

Ralph Lemon (né en 1952 à Cincinnati, États-Unis) et Kevin Beasley (né en 1985 à Lynchburg, États-Unis) entretiennent depuis une quinzaine d’années un dialogue artistique continu. Issu de la scène Downtown de New York, Lemon travaille à la croisée de la chorégraphie, de l’écriture, du dessin, de la vidéo et de l’installation. Au cœur de sa pratique se trouve le corps comme archive: comment l’histoire, la mémoire, l’appartenance et le déracinement s’inscrivent-ils dans le corps et se transmettent-ils? Beasley associe performance, son et sculpture. Pour ses œuvres, il utilise notamment des vêtements, des baskets et des durags, dont les traces d’usage et d’histoire restent présentes dans les objets achevés. Il considère également le son comme un médium matériel qui peut être éprouvé physiquement. Leur collaboration repose sur une conviction commune: le corps et le son peuvent constituer un matériau historique.

«Residuum parle de ce qui demeure: la pratique artistique commune de Ralph Lemon et Kevin Beasley et la transformation du bâtiment Müller. De l’existant naît quelque chose de nouveau et de vivant.»

– Hendrik Folkerts, conservateur en chef de la programmation, Kunsthaus Zürich

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Tell it anyway

Pour «Residuum», ils développent une installation sonore et filmique multicanale qui se déploie dans l’ensemble du bâtiment Müller. Les cloisons temporaires sont retirées pour révéler à nouveau son architecture ouverte. Sons, chants et musique se diffusent sur les quatre étages et relient les niveaux; deux installations filmiques de Lemon encadrent la présentation, au rez-de-chaussée et au dernier étage. L’installation sonore s’appuie sur l’album «Tell it anyway» (2026) et revient sur leur travail commun autour de «Rant» et de «Rant redux». Les 12 et 13 décembre 2026, un nouveau cycle de performances avec Darrell Jones, Lysis (Ley), April Matthis et Okwui Okpokwasili entrera en dialogue avec l’installation et l’architecture. Une rencontre avec l’artiste Kevin Beasley aura lieu le 19 novembre. L’exposition, dont Hendrik Folkerts assure le commissariat, interroge ce qui reste d’un moment vécu en direct et la manière dont ses traces peuvent donner naissance à quelque chose de nouveau.

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Le bâtiment Müller: la maison des artistes

En 1976, le Kunsthaus a inauguré l’extension qui porte le nom de l’architecte Erwin Müller. Ses espaces ouverts et baignés de lumière incarnaient un nouveau type de musée. Un reportage de la SRF réalisé l’année de l’inauguration témoigne de cet élan de renouveau. La structure ouverte a rapidement été subdivisée par des cloisons mobiles, dont certaines sont devenues des éléments permanents au fil des décennies.

Cinquante ans plus tard, ces aménagements sont retirés. Le bâtiment Müller doit à nouveau pouvoir être vécu comme un espace ouvert et public, où les artistes dialoguent avec l’architecture et la collection du Kunsthaus. Ce nouveau programme renoue ainsi avec les débuts du Kunsthaus comme maison d’artistes – un lieu porté par les artistes, consacré à l’art et aux rencontres avec le public.

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Ill.: Photo © Ralph Lemon